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  • Author: Christian Olsson
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: « Chaque fois que les incidents de guerre obligent l'un de nos officiers à agir contre un village [...], il ne doit pas perdre de vue que son premier soin, la soumission des habitants obtenue, sera de reconstruire le village, d'y créer un marché, d'y établir une école. C'est de l'action de la politique et de la force que doit résulter la pacification du pays et l'organisation à lui donner plus tard ». Général Gallieni, instructions fondamentales du 22 mai 1898 à Madagascar.
  • Political Geography: France, Tamil Nadu
  • Author: Mathieu Rigouste
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Faire la généalogie des figures de l'ennemi intérieur dans la pensée militaire française permet de montrer comment la pensée sécuritaire a été alimentée à partir de la reformulation d'un certain nombre de dispositifs de contrôle conçus pour, par et au travers de la guerre coloniale. En analysant la manière dont les courants dominants de la pensée militaire française ont conçu le contrôle de l'immigration, nous avons observé la reconstruction d'un ennemi intérieur socio-ethnique, la régénération puis la généralisation dans le temps et dans l'espace, à travers le modèle sécuritaire, d'une technologie conçue pour le contrôle exceptionnel de populations infériorisées : la lutte contre-subversive.
  • Topic: Security
  • Political Geography: France
  • Author: Emmanuel-Pierre Guittet, Amandine Sherrer
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Si on ne compte plus les ouvrages proposant en langue française des « introductions » aux relations internationales ou encore des « dictionnaires » éponymes, aucun ouvrage–à de rares exceptions près–n'avait alors jusqu'ici traité exclusivement, en français, des développements théoriques de la discipline des relations internationales. Pourtant, de tels réflexions et débats ont fait l'objet d'une production livresque qui a connu un essor considérable ces cinquante dernières années dans le milieu académique anglophone. Une des raisons manifestes de ce quasi-silence éditorial, particulièrement en France, réside sans nul doute dans la structuration même du champ universitaire français qui peine à accorder aux relations internationales un statut de discipline à part entière. Il existe certes une tradition d'histoire des relations internationales, comme il existe un grand nombre d'ouvrages sur le droit international (public ou privé) et un intérêt clair–et non des moindres–des sciences politiques pour les cadres, les actions et les acteurs de la scène internationale. Cependant, il faut bien reconnaître ici que les relations internationales n'ont été le plus souvent traitées que comme des excroissances de ces disciplines maîtresses que sont l'histoire, le droit et les sciences politiques . Le fait de parler de théorie des relations internationales a souvent suscité des moqueries ou, tout du moins, des interrogations et une forme de scepticisme partagée par les tenants de la vieille garde du monde académique. Il y a là un paradoxe, en tous les cas pour la science politique, à la vue de sa propre histoire d'émancipation académique envers le droit. Plus généralement, il y a là une incompréhension envers une discipline des relations internationales qui, vieille de cinquante ans, afficherait des prétentions théoriques et un langage jargonnant. Les relations internationales sont en effet le plus souvent présentées sous des formes thématiques (équilibre des puissances, sécurité internationale, etc.) et sectorielles (économie internationale, politique étrangère, etc.), mais plus rarement sous l'angle de leurs théorisations. Produire un livre de théories propres aux relations internationales en langue française relèverait-il ainsi de la provocation ou de la mystification ? Il existe pourtant un vide en la matière quand on considère le nombre incalculable de manuels de théories des relations internationales publiés chaque année en langue anglaise, qui montrent une vitalité intellectuelle indéniable et une préoccupation complexe mais cohérente pour se donner les moyens de penser l'international, ses situations, ses acteurs et les facteurs endogènes et exogènes de leurs actions et/ou de leurs inactions.
  • Political Geography: France
  • Author: Sylvain Laurens
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: L'administration de l'immigration repose en France sur un mode de légitimation fondé sur la notion de «souveraineté» et sur la distinction entre nationaux et étrangers. Elle est le produit d'une longue histoire de surveillance despopulations étrangères sur le sol national. Historiquement, l'étranger est celuiqui est exclu de la citoyenneté, soupçonné de ne pas faire preuve de «loyalisme». L'Etat, par la mise en place progressive de techniques d'identification,a cherché à contrôler ses déplacements d'abord à des fins politiques, puis pourdistinguer la main-d'ouvre nationale de la main-d'ouvre étrangère sur le marché du travail (surtout à compter des premières grandes crises économiques de lafin du XIXesiècle et l'instauration du code de la nationalité en1889). Ce modede domination bureaucratique repose sur un lexique singulier lié notamment àl'enracinement de la IIIeRépublique et à l'émergence d'un groupe de fonctionnaires spécialisés. L'administration coloniale repose, elle, sur un mode de légitimation fondé historiquement sur l'idée de «mission civilisatrice»: certains indigènes peuvent être des «nationaux», mais ils sont exclus des droits politiques,«la négation de ces droits étant la condition de leur infériorisation sociale».
  • Political Geography: France
  • Author: Raphaël Canet
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: « Ce cycle global de luttes se développe sous la forme d'un réseau réparti. Chaque lutte locale fonctionne sous le modèle d'un point nodal qui communique avec tous les autres sans passer par un centre ou un axe de direction. Chaque lutte reste donc singulière et liée à des conditions locales, tout en étant immergée dans un réseau commun. Ce type d'organisation est ce qui se rapproche le plus d'une expression politique achevée du concept de multitude. »
  • Political Geography: France
  • Author: Timothy Peace
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Depuis 2001, en France comme en Grande-Bretagne, les « musulmans » et les associations qui les représentent ont été amenés à participer à plusieurs occasions au mouvement altermondialiste. On a notamment pu le constater lors des Forum sociaux européens (FSE) qui se sont tenus dans les capitales de ces deux pays. Cet engagement s'étant récemment affaibli, il est possible d'y voir un cas d'« altermondialisme oublié ». On a souvent pointé ces pays en raison de leur attitude divergente vis-à-vis de leurs minorités respectives et sur la place qu'y occupe la religion dans la sphère publique. Ces deux cas offrent donc aux chercheurs l'opportunité d'étudier comment ces différentes conceptions affectent les mouvements sociaux et leurs participants. Nous souhaitons montrer dans cet article que l'élément le plus notable de cette mobilisation musulmane est l'impact de celle-ci sur des mouvements altermondialistes euxmêmes et la manière dont elle a remis en question leur propre représentation de mouvements ouverts et « tolérants ». De nombreux spécialistes des mouvements sociauxont remarqué le fait que les acteurs de ces mouvements doivent souvent faire face à des dilemmes causés par le poids des identités religieuses et la difficulté de faire coexister celles-ci avec d'autres critères d'identification . Cet article cherche à mettre ces difficultés en avant, ainsi que les limites de la supposée « tolérance » des acteurs « traditionnels » de l'altermondialisme, confrontés à la participation des musulmans. Les FSE servent de lieu de rencontre et de discussion pour une myriade de groupes se réclamant de la mouvance altermondialiste. Cependant, l'événement en lui-même consiste à la fois en un forum officiel et en un « espace alternatif / autonome » agissant comme un événement annexe, composé de tous les groupes qui rejettent le processus officiel d'organisation. A l'intérieur du mouvement lui-même, on fait souvent référence à ce clivage en usant de l'expression « horizontaux contre verticaux », chacun des groupes ayant des conceptions opposées de la politique, des enjeux du FSE et du mouvement en general . Nous étudierons ici uniquement les forums officiels - en particulier ceux qui se sont tenus en région parisienne en 2003 et à Londres en 2004 - et nous ne traiterons donc que des acteurs « verticaux ».
  • Topic: War
  • Political Geography: Afghanistan, France
  • Author: Odaci Luiz Coradini
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Ce texte s'attache à présenter les premiers résultats d'une étude toujours en cours menée sur le 5e Forum social mondial (FSM), qui s'est déroulé à Porto Alegre du 26 au 31 janvier 2005. Plusieurs axes d'analyse ont présidé à cette étude. Nous nous sommes d'abord intéressés aux significations que peuvent avoir des réferentiels idéologiques, tels que le tiers-mondisme ou l'altermondialisme, dans des conditions diverses. Puis nous avons étudié les modalités des relations qu'entretiennent les participants et les organisateurs du FSM avec l'espace politique.
  • Political Geography: France
  • Author: Miriam Perier, Mathieu Pernot
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Des études en sciences dures ont finalement convaincu cet homme de suivre son oil, préalablement aiguisé par une sorte de « mythologie familiale » de la photographie, un art qu'il a véritablement découvert lors de son cursus à l'Ecole nationale de photographie d'Arles.
  • Political Geography: France
  • Author: Chowra Makaremi, Carolina Kobelinsky
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: « C'est vers l'autre monde que part le fou sur sa folle nacelle ; c'est de l'autre monde qu'il vient quand il débarque. [...] Situation symbolique et réalisée à la fois par le privilège qui est donné au fou d'être enfermé aux portes de la ville : son exclusion doit l'enclore ; s'il ne peut et ne doit voir d'autre prison que le seuil lui-même, on le retient sur le lieu du passage. Il est mis à l'extérieur de l'intérieur, et inversement. [...] Enfermé dans le navire, d'où il n'échappe pas, le fou est confié à la rivière aux mille bras, à la mer aux mille chemins, à cette grande incertitude extérieure à tout. Il est prisonnier au milieu de la plus libre, de la plus ouverte des routes : solidement enchaîné à l'infini carrefour. Il est le Passager par excellence, c'est-à-dire le prisonnier du passage. Et la terre sur laquelle il abordera, on ne la connaît pas, tout comme on ne sait pas, quand il prend pied, de quelle terre il vient. Il n'a sa vérité et sa patrie que dans cette étendue inféconde entre deux terres qui ne peuvent lui appartenir. »
  • Political Geography: France
  • Author: Chowra Makaremi
  • Publication Date: 04-2014
  • Content Type: Journal Article
  • Journal: Cultures Conflits
  • Institution: Cultures Conflits
  • Abstract: Les déplacements de populations sont au fondement d'une évolution des identités et des modes d'identification. Ils font l'objet d'une gestion politique fondée sur un rapport d'exclusion autour de lignes de fracture Nord-Sud et sur l'affirmation d'un contrôle étatique de la circulation. Les travaux qui posent les bases d'une telle approche insistent sur l'importance des modalités du déplacement comme un lieu d'observation privilégié de la réalité globale. Dans les pays occidentaux, le contrôle des frontières et la construction des « camps d'étrangers » témoignent de nouvelles distributions du pouvoir qui passent par l'accès à la mobilité. Le contrôle étatique des mouvements volontaires et forcés de populations s'impose donc à la fois comme un enjeu de gouvernement dans le monde contemporain et comme un angle d'approche pour en comprendre les évolutions essentielles, tel que le lien entre identité, nation et territoire. C'est autour des populations en déplacement que s'énoncent en effet certaines interrogations poli tiques actuelles liées à la notion de citoyenneté. D'une part, la gestion des populations étrangères met à nu la construction étatique de la communauté nationale. D'autre part, leurs modes d'existence esquissent des possibilités d'énonciation et de participation politique déconnectées du paradigme territorial, qui invitent à repenser la « localité » dans les conditions globales. Ces évolutions s'articulent notamment autour d'une ambivalence de la frontière, qui fait coexister deux réalités : celle de la déterritorialisation progressive des organisations socio-économiques et celle du renforcement des frontières comme lieu de pratiques administratives d'exclusion visant les individus. C'est ainsi que s'éclaire l'intérêt apparemment contradictoire des sciences sociales pour la remise en cause des liens entre territoires et identités et, en même temps, pour l'étude de la frontière comme espace sociopolitique. En effet, tandis que des travaux consacrés à la « mondialisation » remettent en question les monopoles de l'Etat et du territoire comme axes de gravité de la réflexion politique, les « borderlands » s'imposent comme des sujets d'étude anthropologique, engageant une réflexion sur la nécessité de repenser la séparation spatiale, les liens entre culture et territoire, spatialité et altérité, en particulier à travers une étude empirique renouvelée des espaces frontaliers et des modalités du contrôle des populations qui s'y joue.
  • Political Geography: France